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Allégations santé : lire l’étiquette d’un complément

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Une allégation de santé est une phrase qui relie un nutriment ou un aliment à une fonction du corps, par exemple « La vitamine B12 contribue à réduire la fatigue ». Dans l’Union européenne, un complément alimentaire ne peut afficher que des allégations autorisées par la Commission européenne après évaluation scientifique de l’EFSA, avec leur formulation officielle et seulement s’il contient la quantité nécessaire du nutriment. Une étiquette qui promet de prévenir ou de traiter une maladie n’est donc pas conforme.

Dans cet article, vous verrez comment fonctionne ce système, ce que signifie la mention « % VNR », quelles informations doivent figurer sur un complément vendu en France et comment repérer en quelques secondes une promesse qui n’a pas sa place sur un emballage.

En bref

  • Le règlement (CE) n° 1924/2006 encadre toutes les allégations nutritionnelles et de santé portées par les denrées alimentaires, y compris les compléments alimentaires.
  • La liste des allégations de santé générales autorisées figure dans le règlement (UE) n° 432/2012 et dans le registre de l’Union européenne, consultable en ligne.
  • La mention « % VNR » indique la part de la valeur nutritionnelle de référence d’un adulte couverte par la dose journalière du produit.
  • Aucun aliment ni complément ne peut revendiquer la prévention, le traitement ou la guérison d’une maladie.
  • En France, un effet indésirable lié à un complément peut être signalé au dispositif de nutrivigilance de l’Anses.

Qu’est-ce qu’une allégation de santé, et en quoi diffère-t-elle d’une allégation nutritionnelle ?

Une allégation nutritionnelle décrit ce que contient un produit : « source de vitamine C », « riche en fibres » ou « sans sucres ajoutés ». Elle n’est permise que si le produit respecte la définition officielle de l’allégation. Le portail européen L’Europe est à vous donne un exemple parlant : un produit ne peut se dire « sans sel » que s’il contient moins de 0,005 g de sodium pour 100 g.

Une allégation de santé va plus loin, car elle affirme un effet sur l’organisme. Elle relie un nutriment à une fonction, comme le système immunitaire, l’ossature ou le métabolisme énergétique.

Comment une allégation est-elle autorisée dans l’Union européenne ?

Le système repose sur deux acteurs. L’Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA) évalue les preuves scientifiques, puis la Commission européenne et les États membres décident d’autoriser ou non l’allégation. L’EFSA rappelle sur sa page consacrée aux allégations qu’entre juillet 2008 et mars 2010, la Commission lui a transmis 4 637 allégations à examiner pour constituer la liste des allégations générales.

Ce travail a abouti au règlement (UE) n° 432/2012, qui fixe la liste des allégations de santé autorisées pour les fonctions de l’organisme. Le registre de l’Union européenne des allégations nutritionnelles et de santé reprend ces textes et indique aussi les allégations refusées, avec leurs conditions d’utilisation. Les allégations sur la réduction d’un risque de maladie ou sur le développement des enfants suivent une procédure à part, au cas par cas, prévue à l’article 14 du règlement 1924/2006.

Deux règles en découlent pour le consommateur. La formulation doit rester très proche du texte officiel, et le produit doit apporter assez du nutriment concerné. Pour une vitamine ou un minéral, cela correspond en général à une « quantité significative », soit au moins 15 % de la valeur nutritionnelle de référence par portion. Si vous souhaitez voir ce système appliqué à un nutriment précis, notre article sur les vitamines et le système immunitaire détaille les allégations qui existent réellement dans ce domaine.

Que signifie « % VNR » sur l’étiquette d’un complément ?

Les VNR sont les valeurs nutritionnelles de référence fixées par le règlement (UE) n° 1169/2011 sur l’information des consommateurs. Elles correspondent à un apport de référence pour un adulte moyen. Lorsqu’un complément indique « 100 % VNR » pour une vitamine, sa dose journalière apporte la valeur de référence complète de cette vitamine. C’est un repère commun pour comparer les produits, pas un plafond de sécurité.

Prenons un exemple réel. Le complément Vita Active fruits rouges de la gamme Lifetakt se prend à raison de 5 ml par jour. Voici ce que sa dose journalière apporte selon les données du fabricant :

Nutriment Quantité pour 5 ml % VNR
Vitamine D 10 µg 200 %
Vitamine E 12 mg 100 %
Thiamine (vitamine B1) 1,1 mg 100 %
Riboflavine (vitamine B2) 1,4 mg 100 %
Niacine (vitamine B3) 16 mg EN 100 %
Vitamine B6 1,4 mg 100 %
Folates (acide folique) 200 µg 100 %
Vitamine B12 2,5 µg 100 %
Biotine 50 µg 100 %
Acide pantothénique 6 mg 100 %

Lisez aussi les unités : un microgramme (µg) vaut un millième de milligramme (mg), et la niacine s’exprime en « équivalents niacine » (EN).

Quelles mentions doivent figurer sur un complément vendu en France ?

La directive 2002/46/CE, reprise en droit français, impose plusieurs informations sur l’emballage. Le produit doit porter la dénomination « complément alimentaire » et indiquer le nom des nutriments ou substances qui le caractérisent. L’étiquette doit aussi préciser la dose journalière recommandée et rappeler qu’il ne faut pas la dépasser. Elle doit encore indiquer que les compléments ne doivent pas être utilisés comme substituts d’un régime alimentaire varié et que le produit doit être tenu hors de portée des jeunes enfants.

Lorsqu’une allégation de santé est utilisée, la réglementation ajoute d’autres obligations. Selon le portail L’Europe est à vous, l’étiquette ou la publicité doit mentionner l’importance d’une alimentation variée et équilibrée et d’un mode de vie sain, la quantité à consommer pour obtenir l’effet annoncé et, le cas échéant, les personnes qui devraient éviter le produit.

Comment repérer une allégation interdite ou trompeuse ?

Le moyen le plus simple consiste à comparer la phrase de l’emballage avec le texte officiel. Les allégations autorisées ont presque toutes la même structure : un nutriment précis, le verbe « contribue » ou « joue un rôle » et une fonction normale du corps. Dès qu’une phrase parle d’une maladie, d’un effet rapide ou d’une action générale sur « l’organisme », elle sort du cadre.

Ce que vous lisez Ce qu’il faut en penser
« La vitamine C contribue au fonctionnement normal du système immunitaire » Allégation autorisée, à condition que la dose apporte assez de vitamine C.
« Renforce vos défenses en 48 heures » Promesse chiffrée sans fondement réglementaire, et sans nutriment précis.
« Aide à lutter contre l’arthrose » ou « protège du diabète » Allégation de maladie, interdite pour toute denrée alimentaire.
« Purifie et nettoie le foie » Formulation vague qui ne correspond à aucune allégation autorisée.
« Les plantes contribuent au bien-être » Allégation générale qui doit être accompagnée d’une allégation spécifique autorisée.

Les plantes méritent une remarque. L’évaluation des allégations concernant les substances botaniques a été mise en attente au niveau européen, et ces allégations ne figurent pas dans la liste du règlement 432/2012. Quand un complément à base de plantes affiche une phrase sur une fonction du corps, vérifiez si elle repose en réalité sur une vitamine ou un minéral ajouté à la formule.

Exemple concret : comment lire l’étiquette d’un complément multivitaminé ?

Reprenons le Vita Active. Comme sa dose journalière apporte au moins 100 % de la VNR pour chacune de ses vitamines, plusieurs allégations officielles peuvent s’appliquer. On peut par exemple écrire que « La vitamine B12 contribue à réduire la fatigue », que « La vitamine D contribue au fonctionnement normal du système immunitaire » ou que « La biotine contribue au maintien d’une peau normale ». Ces phrases sont reprises mot pour mot du règlement 432/2012.

Le produit contient aussi des concentrés de jus de fruits et de légumes. Ces ingrédients donnent son goût et sa couleur à la boisson, mais aucune allégation de santé ne s’y rattache. C’est précisément ce que la lecture attentive de l’étiquette permet de comprendre : chaque allégation doit pouvoir être reliée à un nutriment précis et à une quantité. Si vous voulez voir comment ce produit s’inscrit dans le reste de la gamme, notre tour de la gamme Lifetakt présente les autres compléments LR. Vous pouvez aussi parcourir directement notre catégorie des compléments alimentaires.

Le produit qui sert d’exemple dans cet article :

Quand faut-il demander l’avis d’un médecin ou d’un pharmacien ?

Un complément alimentaire n’est pas un médicament, mais il peut interagir avec un traitement ou ne pas convenir à certaines personnes. Parlez-en à votre médecin ou à votre pharmacien avant d’en prendre dans les situations suivantes :

  • Vous suivez un traitement au long cours, par exemple un anticoagulant, un traitement de la thyroïde ou un traitement contre l’épilepsie.
  • Vous êtes enceinte, vous allaitez ou vous projetez une grossesse.
  • Vous souffrez d’une fatigue qui dure depuis plusieurs semaines, d’une perte de poids inexpliquée ou de tout symptôme qui vous inquiète, car ces signes demandent un diagnostic.
  • Vous ressentez un effet inhabituel après avoir commencé un complément.

Dans ce dernier cas, l’Anses gère depuis 2009 un dispositif de nutrivigilance. Les professionnels de santé, les fabricants et les particuliers peuvent y déclarer un effet indésirable, même si l’Anses recommande aux particuliers de passer de préférence par un professionnel de santé.

Questions fréquentes

Une allégation de santé prouve-t-elle qu’un complément est efficace ?

Elle prouve que le lien entre le nutriment et la fonction du corps a été établi scientifiquement et accepté par l’Union européenne. Elle ne garantit pas que vous en avez besoin. Si votre alimentation couvre déjà vos apports, un complément ne vous apportera pas d’effet supplémentaire visible.

Plus le pourcentage de VNR est élevé, meilleur est le complément ?

Non. Un pourcentage élevé n’apporte pas forcément plus de bénéfices et peut, pour certaines vitamines, rapprocher de la limite de sécurité si vous cumulez plusieurs produits. Ce qui compte est l’adéquation entre le produit, votre alimentation et vos besoins.

Où vérifier qu’une allégation est autorisée ?

Le registre de l’Union européenne des allégations nutritionnelles et de santé est accessible en ligne et peut être consulté par nutriment. Le texte du règlement 432/2012 est aussi disponible en français sur EUR-Lex, dans sa version consolidée.

Sources

Les compléments alimentaires ne sont pas des médicaments et ne remplacent pas une alimentation variée et équilibrée ni un mode de vie sain. Cet article donne une information générale et ne constitue pas un avis médical.

Auteur : Angel Matsanov, partenaire indépendant LR depuis 2013, il écrit sur les produits LR et sur la manière de bien les utiliser. Dernière vérification : 29/10/2026.

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Information importante : les compléments alimentaires présentés sur ce site ne sont pas des médicaments. Ils ne sont pas destinés à diagnostiquer, traiter, guérir ou prévenir une maladie et ne remplacent pas l’avis d’un médecin. Les compléments alimentaires ne se substituent pas à une alimentation variée et équilibrée ni à un mode de vie sain. Ne pas dépasser la dose journalière recommandée. En cas de grossesse, d’allaitement, de maladie ou de traitement médicamenteux, demandez l’avis de votre médecin ou de votre pharmacien.